La santé mentale en 2026
- bouteillealame
- il y a 2 heures
- 4 min de lecture
Bienvenue au cœur de ce nouvel article. Aujourd'hui, je souhaite aborder le thème de la santé mentale. C'est à travers le prisme de la responsabilité individuelle et sociétale que la santé mentale est questionnée dans ces quelques lignes.
Merci pour votre temps et bonne lecture !

En 2026, la santé mentale n'est plus un sujet tabou et pourtant, elle n'a jamais été aussi inquiétante. Voici quelques chiffres provenant de l'Observatoire suisse de la santé qui décrivent bien le phénomène :
13 à 20 % des enfants et adolescents ont un trouble psychique.
22 à 24 % des personnes actives présentent des signes d'épuisement émotionnel liés au travail (fortement associé au burn-out).
9,5 % des Suisses de 15 ans et plus avaient consommé au moins un médicament psychotrope (antidépresseur, anxiolytique, somnifère, etc.) au cours des 7 derniers jours.
...
Bref, les chiffres et les statistiques à ce sujet ne manquent pas. Mais alors, pourquoi en quelques phrases en sommes-nous arrivés là ?
Pourquoi les gens ne vont-ils pas bien ?
Les chercheurs utilisent souvent le modèle « bio-psycho-social » pour expliquer le phénomène. En effet, ils décrivent des facteurs biologiques, psychologiques et sociaux pour expliquer cette détresse psychique.
Voici la liste des principales raisons identifiées :
le stress chronique ;
la solitude et l'isolement social ;
les difficultés économiques ;
les traumatismes et les événements de vie ;
les conditions de travail ;
les facteurs biologiques.
Cette liste non exhaustive met en lumière les domaines sur lesquels investir pour améliorer le bien-être de la population.
Étant praticienne en naturopathie, il est possible d'agir sur certains éléments. Toutefois, ce que je souhaite vous écrire, c'est que la santé mentale n'est pas qu'un problème individuel, mais bien qu'elle est aussi une problématique sociétale et systémique. Et c'est donc à l'échelle individuelle ET sociétale qu'elle pourra être améliorée.
À travers mon approche de la santé, j'ai choisi de mettre en lumière les facteurs biologiques parmi les différentes causes identifiées, afin d'explorer leur rôle souvent sous-estimé dans l'apparition du mal-être.
L'industrie alimentaire

Les facteurs biologiques sont directement impactés par l'industrie alimentaire. Une part importante de l'alimentation moderne est composée de produits riches en additifs, émulsifiants, sucres raffinés et autres ingrédients issus de l'ultra-transformation, dont les effets peuvent altérer le microbiote intestinal ; or, ce dernier joue un rôle essentiel dans la régulation de l'immunité, du système hormonal et de l'axe intestin-cerveau, avec des répercussions potentielles sur notre santé physique comme sur notre santé mentale.
Le microbiote influence le cerveau par :
la production de neurotransmetteurs par des bactéries intestinales (la sérotonine, le GABA, la dopamine, ...)
la communication via le nerf vague
la régulation de l'inflammation (l'inflammation chronique mène à des troubles psychiques)
Certes, nous portons une responsabilité individuelle dans ce que nous consommons, mais lorsque nous nous retrouvons confrontés à un supermarché dont environ deux produits sur trois sont ultra-transformés, la question dépasse le cadre des comportements individuels pour devenir un enjeu de santé publique et d'organisation de notre société.
ll peut donc paraitre normal que la population se sente anxieuse ou déprimée étant donné le contenu de nos assiettes. Et comme disait Hippocrate : « Que ta nourriture soit ton médicament, ta première médecine. »
Le stress chronique
Une autre raison de ce mal-être ambiant est relative au stress chronique. Les causes les plus identifiées par la littérature scientifique sont :

le stress professionnel
les difficultés financières
les conflits relationnels et l'isolement social
les maladies chroniques et le rôle d'aidant
le manque de sommeil
la précarité et les conditions de vie défavorables
les traumatismes passés
certains facteurs de mode de vie (sédentarité, alimentation, ...).
On peut bien sûr apprendre à méditer, à respirer, à mieux gérer ses émotions et à travailler sur soi, et ces pratiques ont des effets réels sur la régulation du stress. Mais elles ne permettent pas de se déconnecter du contexte dans lequel on vit.
Le stress chronique ne vient pas uniquement de notre « intérieur » : il est aussi produit en continu par notre environnement social, économique et professionnel. Autrement dit, on peut renforcer sa capacité à y faire face, mais il est beaucoup plus difficile de s'en protéger complètement sans changer les conditions de vie elles-mêmes, à moins, littéralement, de vivre isolé du monde.
Cela montre que la gestion du stress ne peut pas reposer uniquement sur l'individu, mais doit aussi être pensée à l'échelle collective.
Dans cette perspective, la société peut agir sur plusieurs leviers :
améliorer les conditions de travail (réduction de la surcharge, plus d'autonomie, meilleure reconnaissance)
renforcer la sécurité économique et l'accès aux soins
favoriser un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle
limiter certaines formes de pression permanente (hyperconnexion, disponibilité constante)
développer des environnements urbains plus apaisants
encourager des politiques de prévention en santé mentale dès le plus jeune âge.
En agissant sur ces déterminants structurels, on réduit la charge de stress à la source, plutôt que de demander uniquement aux individus de s'adapter à un environnement qui les fragilise.
Et donc ?
En conclusion, dans ce court article sur la santé mentale et la responsabilité à la fois individuelle et sociétale, l'idée principale est de rappeler que notre bien-être ne dépend pas uniquement de notre volonté ou de notre discipline personnelle. Il y a aussi tout notre environnement, notre rythme de vie et nos conditions de vie qui jouent un rôle important.

Ça permet aussi de déculpabiliser certaines périodes où nous ne nous sentons pas bien : ce n'est pas forcément un manque de volonté ou de « force mentale ».
L'important, c'est surtout de faire de son mieux avec ce que l'on sait et ce que l'on peut mettre en place à son niveau.
De plus, recréer le lien entres humains afin de se soutenir collectivement et pouvoir compter les uns sur les autres peut aussi être une belle façon de traverser la vie.
Enfin, si vous avez envie d'être accompagné pour améliorer votre équilibre de vie, votre santé et votre bien-être au quotidien, je propose des accompagnements personnalisés dans ce sens. Vous retrouvez tout ici.
Merci pour votre attention, prenez soin de vous et à la prochaine !



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